"Pour parler très clairement, les considérations écologiques au niveau de la création [de flacons de parfums] ne sont pas à l’ordre du jour, parce que l’effort est d’abord mis sur les industries elles-mêmes… Je pense que c’est culturel de la part du luxe de penser qu’il ne pollue pas."
Propos de Thierry de Baschmakoff, dans une interview parue sur OSMOZ, mai 10.
Le designer, créateur de nombreux flacons de parfums, estime qu’ ‘au stade des produits de beauté, seul le remplissable ou le rechargeable propre peuvent relever le défi’.
Kenzo semble avoir écouté le designer, avec le lancement en septembre 2010 de recharges et fontaines à ressourcer (en photo) pour son best-seller Flower by Kenzo. Créateur précurseur, Thierry Mugler propose aussi des sources à parfums depuis plusieurs années. Mais au-delà de quelques marques par-ci par-là, la remarque de Thierry de Baschmakoff semble assez pertinente.
Pour les produits de mass-market vendus en grandes surfaces, les considérations écologiques (packagings légers, recyclage, bilan carbone…) semblent des arguments de plus en plus importants. Mais dans l’univers du luxe, on en est encore loin.
‘Ca n’est pas faux dans l’absolu [de penser que le luxe ne pollue pas], car la plupart des objets de luxe ne finissent en général pas dans une décharge.’ ajoute le designer. ‘Seulement, l’industrie de la beauté est à l’inverse de ce postulat, car tout est finalement déchets en fin d’utilisation. Il y a donc une nouvelle façon de concevoir qui doit être pensée, afin de réduire au mieux cette sorte de gaspillage de luxe’, conclut-il.
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Elle propose des éco-recharges et le moins possible de composants nocifs.
Il y a l’Eco-Label européen sur les packagings.